jeudi 31 juillet 2008

Les infections sexuellement transmissibles progressent

Marcus Mützel


En décembre 2007 le ministère de la santé sous Roselyne Bachelot a publié un récit dans lequel on y trouve une augmentation gravement de nouvelles infections avec le SIDA notamment parmi les homosexuels. Donc, plus d’un homosexuel sur dix se déclare séropositif en France ! Mais pour l’heure ce sujet reste parfois un tabou pas seulement en France mais dans tous les pays industrialisés. L’augmentation des nouvelles infections est presque égale dans tout l’Europe.

Mais ne pas seulement les nouveaux infections avec le SIDA ont s’augmenté. Aussi les IST (Infections sexuels transmissibles) se sont développée comme ça. Sous les IST on somme :

La gonorrhée, La chlamydiose, Le chancre mou, L'herpès génital, La trichomoniase, la syphilis etc.


Les causes possibles pour le développement sont discutées dans l’article :

L´éducation sexuelle sous l’aspect socioculturel


Pour réagir sur ce développement on a crée plusieurs films de prévention qui sera diffusé en télévision et au cinéma.

Vidéo pour l’utilisage des préservatives

Depuis quelques années on distribue aussi des préservatives gratuitement dans les centre villes à la jeunesse pour augmenter l’utilisage des préservatives parmi les jeunes femmes et hommes.

Mais la question reste : Est-ce que ces actions suffisent pour abaisser les chiffres de nouvelles infections et comment on peut mesurer les résultats à court terme ?

À part ça on a s’occuper avec nouveaux tests dépistage rapide du VIH qui permettent d’obtenir un résultat en 20 minutes. Le test doit rester gratuitement pour les participants. Mais le test est encore dans la conception.

Enfin Roselyne Bachelot souhaite que la population homosexuel peut accéder au don de sang parce que pour l’heure les gays sont interdits de don de sang.

Mais enfin ces actions sont trop peu pour avoir la force d’arriver le but de réduire les chiffres de nouvelles infections avec les IST notamment le Virus VIH.

Sources:

http://www.inpes.sante.fr/

http://www.inpes-sida.fr/

http://www.lemonde.fr/

http://www.tetu.com/

http://sante-medecine.commentcamarche.net


Vidéos:

http://www.webnews.de/kommentare/40877/0/HIV-AIDS-Kampagne-aus-Frankreich-Aids-Aufklaerung-mal-anders.html

http://www.inpes-sida.fr/

Les stocks de carburants baissant alors que la demande augmente

Dans un monde dans lequel la demande des matières premières fortement monte, la baisse des ressources non renouvelables symbolise un problème grave. Le fossé se creuse en permanence. Les conséquences sont de plus en plus grave.
Dans le vingtième siècle, les diverses événements politiques ayant plutôt influencer la hausse du prix des carburants. Depuis 2002 le prix d’essence augmente sans arrêt considérable. Les experts essayent encore d’éviter de parler d’un nouveau choc pétrole. Les réserves d’essence s’élèvent à 202,6 millions de baril soit une basse de 5,5% par rapport à la même période de 2006. Au milieu de l’année 2007 le prix du pétrole brut s’établissait au dessus des 70 dollars. Au milieu de ce moi-ci le prix s’était à peu près des 140 dollars. Vendredi 6 juin, ils y avait encore un nouveau record du pétrole.
Selon les calculs de la Fédération française des Automobile Clubs (FFAC), sur 100 Euro dépensés, 27 Euro partent sous forme de taxes à l’État. Dans un rapport sur le pouvoir d’achat et les prix des carburants de 2007, Jean Launay a expliqué que le prix du gazole hors taxes en France est l’un des plus bas de l’UE. Quand on y ajoute les taxes du prix du gazole, la France passe du 22eme au 5eme rang pour la cherté des carburants. La tendance haussière s’est accélérée tout au long du mois d’avril. En quelque semaines, les prix ont bondi d’environ 20%. Les prix de l’essence va vers un résultat record encore et encore. Le prix de gazole monte aussi de 40 % en dix-huit mois.
Pour protester contre la hausse du carburant, des pêcheurs français se sont mobilisé en mai pendant plusieurs jours. Les marins pêcheurs ont annoncé d’aides d’urgence par le gouvernement. A partir du 19 mai, des pêcheurs de l’atlantique, de la Manche et de Méditerranée se sont mis en grève et dans quelque région ils ont bloqué l’accès des ports. Lundi 26 mai 2008, les représentants de la pêche se sont réunis à Bologne sur Marne. Le 27 mai, Nicolas Sarkozy évoquait sur RTL la possibilité de réduire la T.V.A. (taxe à la valeur ajoutée) sur les carburant. Il a annoncé qu’il souhaitait consacrer les recettes supplémentaires de TVA sur les produits pétroliers à un fonds d’aide aux Français les plus touchés. Dans un article de l’Usine Nouvelle, il est noté que Christine Lagarde, ministre de l’Économie et de la pêche, a remarqué que ça serait un « exercice » difficile. En fin de mai, le mouvement de protestation s’est atténué. Une majorité de la façade Atlantique et de la Manche ayant décidé de reprendre le travail.
Les pêcheurs espagnols, portugais et italien se sont annoncés aussi pour une baisse du gazole et une révision de la politique de pèche européenne. Ils se sont mis en grève aussi.
Les marchés espèrent un geste. On ne peut pas voir la fin sauf si on développera des nouvelles techniques et que on trouvera des productions plus efficaces. Les experts ont dit que ce sont les seuls solutions pour diminuer la consommation du carburant. Avec une tendance haussière, la Chine consomme presque 20 % du gisement de pétrole aujourd’hui. L’augmentation des cours traduit l’inquiétude générée par les stocks et c’est clair que ces ressources est une marchandise rare. En ce moment, il se passe beaucoup sur la recherche pour affaiblir une fin indéfinie. On verra ce que ça va donner et dans laquelle façon on vais bouger plus tard.

Sources :
- http://tagesanzeiger.is-teledata.ch/html/detail/main.html?ID_NOTATION=4062566&&CHART_TIMESPAN=5Y
- http://www.lemonde.fr/web/recherche_breve/1,13-0,37-1036933,0.html
- http://www.lepost.fr/article/2008/05/20/1195566_marins-pecheurs-la-grogne-gagne-toutes-les-cotes.html
- http://www.usinenouvelle.com/article/nicolas-sarkozy-veut-utiliser-le-surplus-de-tva-petrolier-pour-les-menages.139388
- http://www.lemonde.fr/web/recherche_breve/1,13-0,37-1037998,0.html
- http://www.lefigaro.fr/economie/2008/05/31/04001-20080531ARTFIG00422-la-colere-des-pecheurs.php
- http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1040567

Constanze A.

dimanche 27 juillet 2008

L’influence du rap sur la politique

Dans la scène politique des Etats-Unis il y a les artistes, parmi lesquels des rappeurs, qui se prononcent pour certains candidats à la présidence et les soutiennent pendant la campagne électorale. Ils réagissent aux événements politiques comme par exemple à la guerre contre l’Iraq et la politique étrangère du Président Bush. Aussi, il y avait la plus récente campagne électorale française quand le rappeur Jamel-Diam’s montait sur scène avec Ségolène Royal: « Ségo in da mouv ». De l’autre coté, il y a le rap qui non seulement réagit à la politique, mais qui fait de la politique, c’est-à-dire, qui fait remarquer les déficits de la société française, qui les dénonce. Le rap, aujourd`hui, est dominé par des sujets comme la violence et le sexe, l’argent et l’usage de drogues.

Aux premiers jours du rap, qui venait de l’autre coté de l’Atlantique, des Etats-Unis, issues des quartiers les plus pauvres, les origines du rap remontent à un manque de voix publique des plus négligés de la société américaine. Les rappeurs faisaient usage de cette forme d’exprimer leur opinion en se servant du rap comme « mégaphone ». Le groupe Public Enemy était le premier groupe de rap américain qui prenait une dimension politique, abordant des sujets comme le racisme, la politique étrangère ou bien des droits civiques (ou plutôt leur manque). C’était un rap qui représentait ceux qui n’ont pas de voix publique, qui cherche à réveiller la politique en dépassant les formats d’expression traditionnels. Un rappeur, pour être respecté par ses collègues, devait lancer des messages sociaux, révolutionnaires. Le rap fut politique.
Le rap d’aujourd`hui a changé. « Je ne suis en rien politiciens », dit NTM, représentant toute une génération de rappeurs. La raison pour ce changement de direction d’une génération de musiciens à l’autre est compréhensible : la commercialisation du rap. Le rap en tant que genre de musique a été découvert par les grands studios, mais pour le faire vendre, il fallait remplir ce format de musique avec un contenu accessible à un public plus large, traitant des sujets avec lesquels une majorité de la groupe cible peut s’identifier. Le rap a été entamé. Il se vend bien, mais il a perdu son sens original.

Néanmoins, il y a par exemple la jeune rappeuse Keny Arkana qui a récemment présenté son nouvel album « Désobéissance » dans un entretien avec le quotidien Le Monde. La jeune artiste incite ses fans non seulement à désobéir, mais à créer des alternatives, au niveau de l’humanité, l’avenir de la planète, l’environnement. Elle dit même qu’elle est en premier lieu contestataire, et qu’elle a choisi le rap comme moyen de se faire entendre, la politique ne devrait pas avoir besoin du rap pour lui. Mais comme les circonstances de vie dans les quartiers problématiques sont difficile, les jeunes dans les quartiers négligés se sentent oubliés par la politique fédérale, et s’ils n’utilisent plus la musique pour faire entendre leur rancune, certains d’entre eux la canalisent en brûlant des voitures. La violence, et les raps, eux aussi marqués par un vocabulaire très fort, font remarquer qu’il y a quelque chose qui va mal – mais ces formes d’expression apprennent aux jeunes qu’il faut hurler, être violent, pour se faire remarquer. En plus, le rap simplifie les problèmes, propose des solutions parfois utopiques. Dit Bill Stephney, membre fondateur du groupe Public Enemy : « Malheur à une communauté qui doit compter sur les rappeurs pour prendre la direction politique. Parce que ça ne correspond pas à un progrès mais à un manque « Lorsque l’on demande aux artistes – fussent-ils des rappeurs – d’assumer le rôle des politiques, c’est en fait que les politiques n’ont pas grand chose à proposer.

Sources:
L'Humanité, publié 9 Mai 2008, 1ÈRE EDITION, par Victor Hache, Keny Arkana : "Arrêtons d'obéir !"
LE MONDE, article publié le 17 février 2008, par Clément Sirdey „N‘est pas bling-bling qui veut Véronique Mortaigne“
LE MONDE, article publié le 25 Mars 2008, par Clément Sirdey, „Atouts et aléas de la musique dans les élections aux Etats-Unis“

jeudi 24 juillet 2008

Les nuit fauves
Comment traiter les maladies sexuellemment transmissibles au cinéma?


Ignorance, intolérance et passion. Ce sont ces réactions, évoqué dans une critique du film des nuits fauves qui carachtérisent la polémique de la société française à l'égard de cet œuvre cinématographique et litéraire. Le film raconte l'histoire de Jean, jeune homme bisexuel qui découvre qu'il est séropositif et qui veut quand-même profiter le plus possible de la vie qui lui reste avec ses deux amours, son amante Laura et son amant Samy. Sans trop se soucier de la santé des autres il dit oui aux passions sexuelles, amoureuses et amicales, apparement ne pas conscient de sa mort inévitable dans le futur, et plus grave, la mort possible des autres s'ils sont contaminés par lui.

C'est cette inconscience – ou est-ce seulement une façon réaliste d'aborder le sujet? – qui crée un film culte pour les uns, une production irresponsable pour les autres. En tenant compte du fait qu'en 2007, quinze ans après le fim est sorti "toutes les 90 minutes en France, une personne découvre qu’elle est contaminée"[1], il gagne encore plus de valeur. Il y a peu d'œuvres d'art qui évoquent le sujet, encore moins qui le font si franchement et qui sont vu, lu et discuté par autant de gens, des jeunes surtout, et les médias. Tandis qu'il serait bien encore nécessaire de parler plus ouvertement du sida, des MST en générale et des préservatifs, quand on regarde le nombre de personne de nouveau contaminés en France. Il serait important aussi d'augmenter le savoir sur les telles maladies, pour lutter contre l'intolérence, pour normaliser le contact avec les personnes atteintes et réduire leur exclusion de la vie quotidienne.

En France, l'État s'en occupe au niveau institutionelle. Roselyne Bachelot- Narquin, la Ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) ont lancé deux campagnes en 2007 contre le Sida et pour une meilleur contraception: "Le VIH est toujours là" et "La meilleure contraception, c’est celle que l’on choisit". Les campagnes suivent des différentes stratégies. La première essay de faire apparaître le virus du Sida comme le "troisième partenaire" d’une situation de prise de risque potentielle et permet aussi de dire que "l’ennemi" n’est pas l’autre mais le virus du Sida. La deuxième est une campagne de communication reposant sur l’idée centrale que pour être bien acceptée et suivie la méthode contraceptive doit être adaptée à chaque femme et choisie par elle (voire son partenaire), en fonction de sa réalité quotidienne.
Mais les deux campagnes restent très pédagogique, le sujet des MST et de la contraception ne sont surtout pas mélangés dans les Spot TV et radio. Malgré déjà d'une certaine légèrté envers les sujets, ça reste une campagne institutionelle, l'État y est omniprésent. Accéder les jeunes et la société et de changer leur esprit et comportement est donc plutôt dure. Cela a peut-être arrivé Cyril Collard en portant la parole de sa vie et de son art.

Auteur du roman autobiographique les nuits fauves (1989) – un des premiers en France de parler de la bisexualité et du virus – il était lui-même réalisateur et protagoniste du long-métrage éponyme. Atteint du sida, au film autant qu'en réalité, Colard est mort quelques jours avant de recevoir les 4 césars pour les nuits fauves en 1993 à Cannes.

En luttant contre le virus qu'il avait contracté 1987, Ciryl Collard vivait dans les extrèmes. Il aimait passionnément les femmes et les hommes, voyagait et travaillait sans cesse pour ses œuvres. Il était cinématographe, acteur, chanteur (il avait composé aussi la musique pour les nuits fauves), auteur, artiste de toute son âme et son cœur. Son art et sa vie ne sont pas à trier, l'un influencé, absorbé par l'autre.

Lui-même atteint de la maladie allors, il savait le mieux comment c'était de vivre avec le sida et comment c'était dangéreux de l'attraper pendant une relation sexuelle. D'un coté, il y a une grande chance et peu-être une raison pour le grand succes du film dans ce fait, car on ne peut surtout pas lui reprocher de ne pas avoir été authentique. De l'autre coté, on se demande s'il a bien était conscient du modèle qu'il était en train de donner pour tout ce qui suivaient. Des phrases comme "J'ai l'impression qu'il ne peut rien nous arriver parce-qu'on va s'aimer!" nient la réalité jusqu'à la mort. Ça dépend du spectateur allors comment il le prend, de ce qu'il fait avec les images et les conversations qu'on lui donne.

Tout le monde réagit différament à n'importe quel film, certe, mais à l'égard de celui c'est encore plus personel. Les réactions sont influencés par le savoir sur les pratiques sexuelles et par la morale propre de chacun. Il n'y a personne qui peut se dire "ça ne me regarde pas", ça parle de la sexualité, le domaine le plus intime de tout le monde. A coté de la manière dont une personne contracté du sida et la liberté bisexuelle sont montré et commenté c'est donc ce fait qui polémiquait autant la société française.

(Laura Werres)

Sources:
[1] http://www.inpes.sante.fr/index.asp?page=30000/actus2007/023.htm
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p1503/articles/a11080-.html
http://www.ecrannoir.fr/films/92/nuitsfauves/page3.htm
http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=93.html
http://forum.aufeminin.com/forum/loisirs2/__f12933_loisirs2-Cyril-collard-et-ses-nuits-fauves.html
http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/campagnes/
www.choisirsacontraception.frhttp://www.inpes.sante.fr/index.asp?page=30000/actus2007/023.htm

mercredi 23 juillet 2008

La Palme d'or pour Entre les murs – Le cinéma comme miroir de la société (?)

Le Festival de Cannes a toujours été témoin de millions d'histoires, souvent racontées par les gens qui l'entourent. Si seulement les murs du Grand Théâtre Lumière avaient des bouches, ils pourraient nous en parler. En revanche le festival nous offre un autre outil de communication: L'écran; cette surface plate sans laquelle le cinéma n'existerait pas. C'est ici où se passe la transmission magique des films qui touchent les spectateurs, qui les choquent, qui les font rire et réfléchir. En racontant des histoires le cinéma communique directement avec nous et inversement, il nous emporte des idées en transformant notre réalité tridimensionelle en sa propre réalité bidimensionelle.

Rester fidèle a ce principe de réalité correspond peut-être le mieux à l'exigence du jury qui a été formulée par Sean Penn à l'ouverture du festival: „Nous décernerons la Palme d'or à un réalisateur dont nous sommes convaincus qu'il a conscience du monde dans lequel il vit.“ Dix jours plus tard, le jury récompense Laurent Cantet avec la Palme d'or pour son film Entre les murs et plaid ainsi pour un cinéma courageux qui n'a pas peur de confuser: „Pour moi, l'art dans son expression la plus haute, c'est ça. C'est quelque chose qui donne à voir une contradiction avec sa vérité dure et tout de son espoir“, résume l'actrice et membre du jury Jeanne Balibar pendant la conférence du presse.

Entre les murs se déroule autour des élèves et des professeurs du collège Dalto dans le XX° arrondissement, une des ZEP (zone d'éducation prioritaire) à Paris. C'est ici où Cantet trouvait ce qu'il cherchait; un collège qui dans sa structure sociale rassemblait beaucoup au collège du roman de même titre de François Bégaudeau. L'écrivain même travaillait comme professeur dans un collège et avec son livre il a ouvert ses propres expériences au public. Être fasciné du monde écolier, Cantet s'y ainsi inspiré: „Je voulais rentrer dans ce microcosme où notre société se constitue. Ce livre m'a apporté de la matière première dont j'avais encore besoin.“
Pendant une année scolaire le réalisateur travaillait avec des élèves et des professeurs du collège Dalto dans le cadre des ateliers en improvisant quelques scènes autour de leurs propres expériences à l'école. Petit à petit des personnages et des histoires se sont développés: „La classe s'est finalement constituée autour de ce qu'ils ont apporté d'eux-mêmes“, raconte Cantet. „Cependant il était important que chaqu'un savait, qu'il ne fallait pas jouer soi-même“. Cette „fiction documentée“, cet effet du film qui fait que les spectateurs hésitent constamment entre de la réalité et de la fiction, a été fortement désiré par Cantet. Que ce soit pour protéger les élèves du jugement par rapport à leur propre caractère où pour des raisons esthétiques, le film se méfie de toute sorte d'idéologie que son sujet pourrait provoquer.

En les accompagnant dans leur routine écolière, la caméra nous montre des élèves parfois motivées et souvent démotivées, des professeurs aussi ambitieux que perdus. Ils se voient face aux élèves qui sont confusées par la vie en dehors de l'école. Ce sont des jeunes, âgés de 13 et 16ans, qui trébuchent sur leur manque de confiance, sur leur peur de l'avenir, sur tout le mal et bien qu'on leur attribue chaque jour. Les professeurs à l'autre côté ne fonctionnent ni parfaitement ni révèlent-ils une incapacité professionnelle. Cantet nous fait observer ce petit microcosme avec ses structures si complexes en gardant toujours sa perspective respectueuse envers ses personnages. Nous les voyons avec leurs points forts et faibles, mais toujours avec un œil qui ne juge pas. Bégaudeau, qui joue lui-même le professeur, mets en relief qu'il ne s'agirait pas d'une dénonciation du système scolaire. Au lieu de se „mettre à la marge des choses et de juger de l'extérieur“ il fallait y rentrer pour observer.
Entre les murs parle de la difficulté de développer sa propre identité dans un entourage pour laquelle des racines culturelles non-françaises présentent plutôt une tache sale qu'une tache de couleur. C'est dans ce sens-là que Cantet a réalisé aussi un film „politique“. Né dans une époque en France où le gouvernement actuel mène une politique de „l'immigration choisie et concertée“ avec un objectif de 25 000 expulsions cette année, le film démontre aussi ce que cela signifie pour des personnes concernées. Là encore la réalité et la fiction se chevauchent chez Cantet qui a du prendre conscience du problème des „sans-papiers“ non seulement en en parlant dans son film, mais aussi à la dimension réelle. Après avoir appris que certains de ces acteurs n'ont toujours pas des papiers, il les a parrainé. Selon une militante de RESF (Réseau éducation sans frontière) avec la Palme d'or en 2008 „la réalité a eu un prix“. „La réalité, c'est une ZEP et des enfants sans papiers.“

En jetant un regard rétrospectif sur le Festival de Cannes, il est étonnant à quel point le jury souhaitait voir un film comme Entre les murs. À l'ouverture du festival, l'actrice Jeanne Balibar parlait de ses jours prévus à Cannes: „Je pense aussi que, pendant qu'on est ici est qu'on va voir des films pendant quinze jours, mes deux enfants vont à l'école à Paris et que dans leur classe touts les quinze jours il y a un enfant dont les parents sont expulsés de France. Je n'y penserai pas forcement en regardant les films, mais je ne l'oublierais pas non plus quand je suis ici.“


Anne Kunzke



Sources

„Tournage du film Entre les murs: des enseignants témoignent“:
http://cahiers-pedagogiques.com/art_imprim.php3?id_article=3795 (date de consultation: 18.06.08).

„Entre les murs“: http://www.arte.tv/de/Printing/4982,CmC=2051092,CmStyle=500156
(date de consultation: 18.06.08).

„La muraille de Cannes“: http://www.cahiersducinéma.com/imprime.php3?id_article=1655
(date de consultation 02.07.08).

Interview avec Laurent Cantet et François Bégaudeau,
http://www.arte.tv/de/Printing/4982,CmC=2051092,CmStyle=500156,
(date de consultation 02.07.08).

Conférence de presse Cannes 2008: http://www.dailymotion.com
(date de consultation 04.07.08).

mercredi 16 juillet 2008

La PAC à la recherche d'une nouvelle identité

Depuis l'année 1960 la politique agricole commune (PAC) de l'UE a assuré une fourniture constante de denrées alimentaires en Europe aux prix bas et a en même temps rendu les produits agricoles européens competitifs sur les marchés mondiaux. Il y a peu de temps tout le monde s'indignait de montagnes de beurre ou de lait en poudre excédents invendables issus d'une agriculture qui en grande partie dépendait des subventions de l'UE pour survivre. Pour mettre un terme à cette surproduction, des réformes de la PAC ont été acheminées en 1992 et 2003, prévoyant de découpler les aides versées aux exploitants des quantités qu'ils produisent. Parmi les mesures inclus dans la nouvelle politique figuraient la mise en jachère obligatoire d'une partie des terres arables aussi bien que des quotas laitiers interdisant aux exploitants de surpasser une certaine quantité de lait, faute de quoi ils seraient pénalisés par le paiement d'une taxe.

Entre-temps de nouveaux changements dans l'agriculture européenne ont vu le jour. Dans le contexte d'une hausse de prix des denrées alimentaires, notamment des céréales, le prix du blé ayant doublé dans un an, au niveau mondial il y a de moins en moins la nécessité de protéger le céréaliers par des aides financières directes. En ce qui concerne les quotas, le récent manque de lait en Europe (2 à 3 milliards de litres selon le Monde) a montré que le plafonnement artificiel de la production peut rendre les agriculteurs incapables de réagir à une demande augmenté. Par contre les restrictions dans le secteur laitier ont fini par dissuader une partie des éleveurs qui se sont réorientés vers des productions moins réglementées.

La flambée des prix des denrées alimentaires va permettre à l'EU d'accélérer d'avantage le découplage, mesure qui est conforme aux exigences de l'Organisation mondiale du commerce. Bien que le budget européen ne devrait être modifié qu'en 2013, la Commission est en train de préparer un « bilan de santé » de la PAC, destinée à adapter la politique aux conditions changées de l'agriculture, qui devrait être adoptée avant la fin de l'année 2008. Les propositions de la Commission pour l'adaptation de la PAC qui ont été remises au Conseil des ministres le 21 mai, se concentrent sur l'amplification attendue du découplage et plaident pour abroger le « soutien partiellement couplé ». Lors de la réforme de 2003 plusieurs pays s'étaient opposés au découplage entier, craignant une instabilité de la production. Dans son rapport, la Commission constate cependant que le découplage n'aurait pas provoqué de grandes changements dans la structure agricole. Elle propose donc de supprimer l'aide couplée sauf dans quelques régions sans possibilités de diversification économique. Le taux de jachère obligatoire de 10% serait annulé, ainsi que les quotas de lait seraient progressivement augmentés jusqu'à leur échéance en 2015.

Un autre aspect introduit dans la PAC par la réforme de 2003 est la soi-disant « Conditionnalité », ce qui veut dire que les aides financières sont versés sous condition de l'adhérence à des normes concernant la préservation de l'environnement, la santé publique et le bien-être des animaux. La commission conseille de renforcer l'aspect conditionnel des aides, réévaluer les normes en question et y ajouter comme nouvelle condition une gestion responsable des eaux.

La Commission propose encore d'augmenter le taux de « modulation », désignant la partie des aides directes qui doit être utilisée pour le développement rural, le « deuxième pilier » de la PAC. Actuellement 5% des paiements sont prévus pour cette tâche, où sont compris les mesures contre ce que la Commission appelle les « nouveaux défis », à savoir les changements climatiques ou la préservation de la biodiversité. Une augmentation progressive de 8% est proposée pour les aides singulières de 5000 à 100 000 Euros, alors que encore plus serait pris dans les grandes exploitations recevant plus de 100 000 Euros par an.

La finalité de la PAC est le désengagement de l'UE par rapport au marché et aux choix de production, tout en garantissant par les biais des normes de « Conditionnalité » la qualité des produits et la pérennité de l'agriculture. Mais les États membres ont encore leur mot à dire. La France, premier producteur agricole de l'Europe est depuis toujours fervemment opposée à une PAC moins productiviste. Les agriculteurs eux-mêmes craignent une suppression des aides et les organisations agricoles COPA et COGECA se défendent dans un communiqué passé en juin contre l'idée qu'ils tireraient grand profit de la flambée des prix. Mais finalement ce seront les consommateurs qui devront s'habituer à des prix plus élevés en l'absence de subventions protecteurs, d'autant plus qu'une agriculture plus saine et plus pérenne est toujours aussi plus coûteuse. On compte sur l'UE et l'aspect « biologique » de la PAC pour ne pas nous laisser le choix entre produits qui vont au dépens de notre terres et notre santé et ceux qui demandent plus de travail et donc plus d'argent.

mardi 15 juillet 2008

L´éducation sexuelle sous l’aspect socioculturel

L’éducation sexuelle est un sujet très actuel qui n’existe guère que depuis une quarantaine d’années. On en parle peu, la plupart des informations sonst échangées entre les jeunes par le biais de commentaires d’articles des magazines de jeunesse et en étant fortement influencés par les médias en général, quelques parents construisent des conversations et discussions du genre « éducation sexuelle entre nous » avec leurs enfants – ce qui souvent ne sert pas à grand-chose –, d’autres jeunes font leurs expériences en ne pas vraiment réagissant de façon plus sage dans une situation semblable. Mais tout ceci est loin de l’éducation sexuelle qu’on attend à obtenir dans les cours de biologie á l’école. A part cela, il faudrait se demander quelle matière serait vraiment appropriée quant à cette thématique.

Le planning-familial en France a saisi l’initiative de s’occuper uniquement de la protection de la santé de chacun, en ce qui concerne les dangers des IST.
L’organisation a rendu possible l’accès, également pour les mineures, à la contraception et à abaisser l’âge de la majorité pour mieux respecter la sexualité des jeunes.

Alors que chacun, éduquant et éduqué, est concerné et touché personnellement par rapport à l’éducation sexuelle, l’école n’est pourtant pas encore arrivée à transmettre ce sujet avec toute évidence. Etant professeur, il faut bien trouver l’équilibre entre l’information pure sur tous les aspects qui concerne la sexualité, sur les préférences qui existent et les dangers si l’on pense par exemple à l’attirance qu’exercent des jeunes femmes sur des hommes quadragénaires et vice versa.
En même temps, il faut absolument garder une vision tolérante et ne pas juger la façon dont les jeunes en parlent ni les influencer dans leurs choix.

Elisa Jasmin, doctorante en sociologie á l’Observatoire sociologique du changement (Sciences-po Paris/CNRS) a dressé une comparaison entre la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et les Pays-Bas en observant le comportement dans la politique et dans les écoles quant à l’éducation sexuelle. Dans son article, paru sur internet sur la page de « CAIRN – caisse internationale des allocations familiales », elle pose la question s’il existe une place pour l’amour dans l’éducation sexuelle.
Les trois pays ont abordé la question différément.

Les Etats-Unis se réfèrent beaucoup (trop ?!) à la Bible et le terme « amour » dans le sens chrétien. Ils ont adopté en 1981 l’ « Adolescent Life Act » qui prévoit l’abstinence-only, donc, l’abstinence de toute sexualité jusqu’au mariage en ne mentionnant ni l’existence de la contraception ni la protection contre les IST.
L’amour, du point de vue de cette organisation est défini dans la dimension affective de la sexualité et dans le cadre du mariage, le couple est protégé des IST par la relation durable – il exerce uen sexualité saine.
Dans ce cas, il consiste une forte transmission des valeurs.

Au Royaume – Uni, l’approche à l’éducation sexuelle est abordée uniquement sous l’angle des dangers de la sexualité. Elle est abordée en classe, dans le même cadre que la toxicomanie et l’alcoolisme. L’amour reste intouché, étant trop personnel pour être traité de la façon neutre qu’on pratique dans toutes les matières à l’école.

Aux Pays-Bas, c’est une approche plus équilibrée, en mettant en relief les aspects humains, qu’est pratiquée dans la politique et dans les écoles.
Les objets principaux sont les différents types de foyer (célibataires, couples mariés, vie en communautés, partenariats homosexuels etc.). L’éducation sexuelle se déroule dans le cadre de l’éducation domestique dans ce cas.
Le but de la politique néerlandaise est de se soucier de soi et d’autrui et d’en prendre soin.

Les Français, finalement, se trouvent entre les extrêmes, pour ainsi dire. Ils ne possèdent pas cette légèreté et ce sens commun des Néerlandais, mais ne séparent non plus la sexualité, d’une telle façon que les Anglais le démontrent, de l’amour et l’affection.
Il serait plutôt intéressant de discuter, avec les élèves, du rapport entre l’amour et la sexualité.
Dans l’éducation sexuelle « à la française », on relie l’affection sensuelle et la contraception en disant que les sentiments amoureux demandent également une responsabilité qu’il faut assumer envers le partenaire , la santé et – pour la femme – de prendre garde à ne pas risquer de bloquer son développement personnel à cause d’une grossesse et à ne pas se retrouver dans une situation inattendue qui exige trop d’elle.

Les débats autour de l’éducation sont loin d’être finis et la société est loin de s’exprimer ouvertement sans se moquer de ce sujet, causé par le fait que toute affaire liée à la sexualité nous touche toujours et ne nous laisse pas indifférents.

Même si les médias banalisent le rôle du comportement sexuel en nous renvoyant une image de la séduction permanente qui doit être le but dans chaque conversation ou rencontre entre deux sexes, nous n’avons heureusement pas encore perdu notre sensibilité.




Sources

http://www.unesco.org/courier/2000_07/fr/apprend.htm#e1

http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=INSO&ID_NUMPUBLIE=INSO_144&ID_ARTICLE=INSO_144_0056