jeudi 31 juillet 2008

Les infections sexuellement transmissibles progressent

Marcus Mützel


En décembre 2007 le ministère de la santé sous Roselyne Bachelot a publié un récit dans lequel on y trouve une augmentation gravement de nouvelles infections avec le SIDA notamment parmi les homosexuels. Donc, plus d’un homosexuel sur dix se déclare séropositif en France ! Mais pour l’heure ce sujet reste parfois un tabou pas seulement en France mais dans tous les pays industrialisés. L’augmentation des nouvelles infections est presque égale dans tout l’Europe.

Mais ne pas seulement les nouveaux infections avec le SIDA ont s’augmenté. Aussi les IST (Infections sexuels transmissibles) se sont développée comme ça. Sous les IST on somme :

La gonorrhée, La chlamydiose, Le chancre mou, L'herpès génital, La trichomoniase, la syphilis etc.


Les causes possibles pour le développement sont discutées dans l’article :

L´éducation sexuelle sous l’aspect socioculturel


Pour réagir sur ce développement on a crée plusieurs films de prévention qui sera diffusé en télévision et au cinéma.

Vidéo pour l’utilisage des préservatives

Depuis quelques années on distribue aussi des préservatives gratuitement dans les centre villes à la jeunesse pour augmenter l’utilisage des préservatives parmi les jeunes femmes et hommes.

Mais la question reste : Est-ce que ces actions suffisent pour abaisser les chiffres de nouvelles infections et comment on peut mesurer les résultats à court terme ?

À part ça on a s’occuper avec nouveaux tests dépistage rapide du VIH qui permettent d’obtenir un résultat en 20 minutes. Le test doit rester gratuitement pour les participants. Mais le test est encore dans la conception.

Enfin Roselyne Bachelot souhaite que la population homosexuel peut accéder au don de sang parce que pour l’heure les gays sont interdits de don de sang.

Mais enfin ces actions sont trop peu pour avoir la force d’arriver le but de réduire les chiffres de nouvelles infections avec les IST notamment le Virus VIH.

Sources:

http://www.inpes.sante.fr/

http://www.inpes-sida.fr/

http://www.lemonde.fr/

http://www.tetu.com/

http://sante-medecine.commentcamarche.net


Vidéos:

http://www.webnews.de/kommentare/40877/0/HIV-AIDS-Kampagne-aus-Frankreich-Aids-Aufklaerung-mal-anders.html

http://www.inpes-sida.fr/

Les stocks de carburants baissant alors que la demande augmente

Dans un monde dans lequel la demande des matières premières fortement monte, la baisse des ressources non renouvelables symbolise un problème grave. Le fossé se creuse en permanence. Les conséquences sont de plus en plus grave.
Dans le vingtième siècle, les diverses événements politiques ayant plutôt influencer la hausse du prix des carburants. Depuis 2002 le prix d’essence augmente sans arrêt considérable. Les experts essayent encore d’éviter de parler d’un nouveau choc pétrole. Les réserves d’essence s’élèvent à 202,6 millions de baril soit une basse de 5,5% par rapport à la même période de 2006. Au milieu de l’année 2007 le prix du pétrole brut s’établissait au dessus des 70 dollars. Au milieu de ce moi-ci le prix s’était à peu près des 140 dollars. Vendredi 6 juin, ils y avait encore un nouveau record du pétrole.
Selon les calculs de la Fédération française des Automobile Clubs (FFAC), sur 100 Euro dépensés, 27 Euro partent sous forme de taxes à l’État. Dans un rapport sur le pouvoir d’achat et les prix des carburants de 2007, Jean Launay a expliqué que le prix du gazole hors taxes en France est l’un des plus bas de l’UE. Quand on y ajoute les taxes du prix du gazole, la France passe du 22eme au 5eme rang pour la cherté des carburants. La tendance haussière s’est accélérée tout au long du mois d’avril. En quelque semaines, les prix ont bondi d’environ 20%. Les prix de l’essence va vers un résultat record encore et encore. Le prix de gazole monte aussi de 40 % en dix-huit mois.
Pour protester contre la hausse du carburant, des pêcheurs français se sont mobilisé en mai pendant plusieurs jours. Les marins pêcheurs ont annoncé d’aides d’urgence par le gouvernement. A partir du 19 mai, des pêcheurs de l’atlantique, de la Manche et de Méditerranée se sont mis en grève et dans quelque région ils ont bloqué l’accès des ports. Lundi 26 mai 2008, les représentants de la pêche se sont réunis à Bologne sur Marne. Le 27 mai, Nicolas Sarkozy évoquait sur RTL la possibilité de réduire la T.V.A. (taxe à la valeur ajoutée) sur les carburant. Il a annoncé qu’il souhaitait consacrer les recettes supplémentaires de TVA sur les produits pétroliers à un fonds d’aide aux Français les plus touchés. Dans un article de l’Usine Nouvelle, il est noté que Christine Lagarde, ministre de l’Économie et de la pêche, a remarqué que ça serait un « exercice » difficile. En fin de mai, le mouvement de protestation s’est atténué. Une majorité de la façade Atlantique et de la Manche ayant décidé de reprendre le travail.
Les pêcheurs espagnols, portugais et italien se sont annoncés aussi pour une baisse du gazole et une révision de la politique de pèche européenne. Ils se sont mis en grève aussi.
Les marchés espèrent un geste. On ne peut pas voir la fin sauf si on développera des nouvelles techniques et que on trouvera des productions plus efficaces. Les experts ont dit que ce sont les seuls solutions pour diminuer la consommation du carburant. Avec une tendance haussière, la Chine consomme presque 20 % du gisement de pétrole aujourd’hui. L’augmentation des cours traduit l’inquiétude générée par les stocks et c’est clair que ces ressources est une marchandise rare. En ce moment, il se passe beaucoup sur la recherche pour affaiblir une fin indéfinie. On verra ce que ça va donner et dans laquelle façon on vais bouger plus tard.

Sources :
- http://tagesanzeiger.is-teledata.ch/html/detail/main.html?ID_NOTATION=4062566&&CHART_TIMESPAN=5Y
- http://www.lemonde.fr/web/recherche_breve/1,13-0,37-1036933,0.html
- http://www.lepost.fr/article/2008/05/20/1195566_marins-pecheurs-la-grogne-gagne-toutes-les-cotes.html
- http://www.usinenouvelle.com/article/nicolas-sarkozy-veut-utiliser-le-surplus-de-tva-petrolier-pour-les-menages.139388
- http://www.lemonde.fr/web/recherche_breve/1,13-0,37-1037998,0.html
- http://www.lefigaro.fr/economie/2008/05/31/04001-20080531ARTFIG00422-la-colere-des-pecheurs.php
- http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1040567

Constanze A.

dimanche 27 juillet 2008

L’influence du rap sur la politique

Dans la scène politique des Etats-Unis il y a les artistes, parmi lesquels des rappeurs, qui se prononcent pour certains candidats à la présidence et les soutiennent pendant la campagne électorale. Ils réagissent aux événements politiques comme par exemple à la guerre contre l’Iraq et la politique étrangère du Président Bush. Aussi, il y avait la plus récente campagne électorale française quand le rappeur Jamel-Diam’s montait sur scène avec Ségolène Royal: « Ségo in da mouv ». De l’autre coté, il y a le rap qui non seulement réagit à la politique, mais qui fait de la politique, c’est-à-dire, qui fait remarquer les déficits de la société française, qui les dénonce. Le rap, aujourd`hui, est dominé par des sujets comme la violence et le sexe, l’argent et l’usage de drogues.

Aux premiers jours du rap, qui venait de l’autre coté de l’Atlantique, des Etats-Unis, issues des quartiers les plus pauvres, les origines du rap remontent à un manque de voix publique des plus négligés de la société américaine. Les rappeurs faisaient usage de cette forme d’exprimer leur opinion en se servant du rap comme « mégaphone ». Le groupe Public Enemy était le premier groupe de rap américain qui prenait une dimension politique, abordant des sujets comme le racisme, la politique étrangère ou bien des droits civiques (ou plutôt leur manque). C’était un rap qui représentait ceux qui n’ont pas de voix publique, qui cherche à réveiller la politique en dépassant les formats d’expression traditionnels. Un rappeur, pour être respecté par ses collègues, devait lancer des messages sociaux, révolutionnaires. Le rap fut politique.
Le rap d’aujourd`hui a changé. « Je ne suis en rien politiciens », dit NTM, représentant toute une génération de rappeurs. La raison pour ce changement de direction d’une génération de musiciens à l’autre est compréhensible : la commercialisation du rap. Le rap en tant que genre de musique a été découvert par les grands studios, mais pour le faire vendre, il fallait remplir ce format de musique avec un contenu accessible à un public plus large, traitant des sujets avec lesquels une majorité de la groupe cible peut s’identifier. Le rap a été entamé. Il se vend bien, mais il a perdu son sens original.

Néanmoins, il y a par exemple la jeune rappeuse Keny Arkana qui a récemment présenté son nouvel album « Désobéissance » dans un entretien avec le quotidien Le Monde. La jeune artiste incite ses fans non seulement à désobéir, mais à créer des alternatives, au niveau de l’humanité, l’avenir de la planète, l’environnement. Elle dit même qu’elle est en premier lieu contestataire, et qu’elle a choisi le rap comme moyen de se faire entendre, la politique ne devrait pas avoir besoin du rap pour lui. Mais comme les circonstances de vie dans les quartiers problématiques sont difficile, les jeunes dans les quartiers négligés se sentent oubliés par la politique fédérale, et s’ils n’utilisent plus la musique pour faire entendre leur rancune, certains d’entre eux la canalisent en brûlant des voitures. La violence, et les raps, eux aussi marqués par un vocabulaire très fort, font remarquer qu’il y a quelque chose qui va mal – mais ces formes d’expression apprennent aux jeunes qu’il faut hurler, être violent, pour se faire remarquer. En plus, le rap simplifie les problèmes, propose des solutions parfois utopiques. Dit Bill Stephney, membre fondateur du groupe Public Enemy : « Malheur à une communauté qui doit compter sur les rappeurs pour prendre la direction politique. Parce que ça ne correspond pas à un progrès mais à un manque « Lorsque l’on demande aux artistes – fussent-ils des rappeurs – d’assumer le rôle des politiques, c’est en fait que les politiques n’ont pas grand chose à proposer.

Sources:
L'Humanité, publié 9 Mai 2008, 1ÈRE EDITION, par Victor Hache, Keny Arkana : "Arrêtons d'obéir !"
LE MONDE, article publié le 17 février 2008, par Clément Sirdey „N‘est pas bling-bling qui veut Véronique Mortaigne“
LE MONDE, article publié le 25 Mars 2008, par Clément Sirdey, „Atouts et aléas de la musique dans les élections aux Etats-Unis“

jeudi 24 juillet 2008

Les nuit fauves
Comment traiter les maladies sexuellemment transmissibles au cinéma?


Ignorance, intolérance et passion. Ce sont ces réactions, évoqué dans une critique du film des nuits fauves qui carachtérisent la polémique de la société française à l'égard de cet œuvre cinématographique et litéraire. Le film raconte l'histoire de Jean, jeune homme bisexuel qui découvre qu'il est séropositif et qui veut quand-même profiter le plus possible de la vie qui lui reste avec ses deux amours, son amante Laura et son amant Samy. Sans trop se soucier de la santé des autres il dit oui aux passions sexuelles, amoureuses et amicales, apparement ne pas conscient de sa mort inévitable dans le futur, et plus grave, la mort possible des autres s'ils sont contaminés par lui.

C'est cette inconscience – ou est-ce seulement une façon réaliste d'aborder le sujet? – qui crée un film culte pour les uns, une production irresponsable pour les autres. En tenant compte du fait qu'en 2007, quinze ans après le fim est sorti "toutes les 90 minutes en France, une personne découvre qu’elle est contaminée"[1], il gagne encore plus de valeur. Il y a peu d'œuvres d'art qui évoquent le sujet, encore moins qui le font si franchement et qui sont vu, lu et discuté par autant de gens, des jeunes surtout, et les médias. Tandis qu'il serait bien encore nécessaire de parler plus ouvertement du sida, des MST en générale et des préservatifs, quand on regarde le nombre de personne de nouveau contaminés en France. Il serait important aussi d'augmenter le savoir sur les telles maladies, pour lutter contre l'intolérence, pour normaliser le contact avec les personnes atteintes et réduire leur exclusion de la vie quotidienne.

En France, l'État s'en occupe au niveau institutionelle. Roselyne Bachelot- Narquin, la Ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) ont lancé deux campagnes en 2007 contre le Sida et pour une meilleur contraception: "Le VIH est toujours là" et "La meilleure contraception, c’est celle que l’on choisit". Les campagnes suivent des différentes stratégies. La première essay de faire apparaître le virus du Sida comme le "troisième partenaire" d’une situation de prise de risque potentielle et permet aussi de dire que "l’ennemi" n’est pas l’autre mais le virus du Sida. La deuxième est une campagne de communication reposant sur l’idée centrale que pour être bien acceptée et suivie la méthode contraceptive doit être adaptée à chaque femme et choisie par elle (voire son partenaire), en fonction de sa réalité quotidienne.
Mais les deux campagnes restent très pédagogique, le sujet des MST et de la contraception ne sont surtout pas mélangés dans les Spot TV et radio. Malgré déjà d'une certaine légèrté envers les sujets, ça reste une campagne institutionelle, l'État y est omniprésent. Accéder les jeunes et la société et de changer leur esprit et comportement est donc plutôt dure. Cela a peut-être arrivé Cyril Collard en portant la parole de sa vie et de son art.

Auteur du roman autobiographique les nuits fauves (1989) – un des premiers en France de parler de la bisexualité et du virus – il était lui-même réalisateur et protagoniste du long-métrage éponyme. Atteint du sida, au film autant qu'en réalité, Colard est mort quelques jours avant de recevoir les 4 césars pour les nuits fauves en 1993 à Cannes.

En luttant contre le virus qu'il avait contracté 1987, Ciryl Collard vivait dans les extrèmes. Il aimait passionnément les femmes et les hommes, voyagait et travaillait sans cesse pour ses œuvres. Il était cinématographe, acteur, chanteur (il avait composé aussi la musique pour les nuits fauves), auteur, artiste de toute son âme et son cœur. Son art et sa vie ne sont pas à trier, l'un influencé, absorbé par l'autre.

Lui-même atteint de la maladie allors, il savait le mieux comment c'était de vivre avec le sida et comment c'était dangéreux de l'attraper pendant une relation sexuelle. D'un coté, il y a une grande chance et peu-être une raison pour le grand succes du film dans ce fait, car on ne peut surtout pas lui reprocher de ne pas avoir été authentique. De l'autre coté, on se demande s'il a bien était conscient du modèle qu'il était en train de donner pour tout ce qui suivaient. Des phrases comme "J'ai l'impression qu'il ne peut rien nous arriver parce-qu'on va s'aimer!" nient la réalité jusqu'à la mort. Ça dépend du spectateur allors comment il le prend, de ce qu'il fait avec les images et les conversations qu'on lui donne.

Tout le monde réagit différament à n'importe quel film, certe, mais à l'égard de celui c'est encore plus personel. Les réactions sont influencés par le savoir sur les pratiques sexuelles et par la morale propre de chacun. Il n'y a personne qui peut se dire "ça ne me regarde pas", ça parle de la sexualité, le domaine le plus intime de tout le monde. A coté de la manière dont une personne contracté du sida et la liberté bisexuelle sont montré et commenté c'est donc ce fait qui polémiquait autant la société française.

(Laura Werres)

Sources:
[1] http://www.inpes.sante.fr/index.asp?page=30000/actus2007/023.htm
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p1503/articles/a11080-.html
http://www.ecrannoir.fr/films/92/nuitsfauves/page3.htm
http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=93.html
http://forum.aufeminin.com/forum/loisirs2/__f12933_loisirs2-Cyril-collard-et-ses-nuits-fauves.html
http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/campagnes/
www.choisirsacontraception.frhttp://www.inpes.sante.fr/index.asp?page=30000/actus2007/023.htm

mercredi 23 juillet 2008

La Palme d'or pour Entre les murs – Le cinéma comme miroir de la société (?)

Le Festival de Cannes a toujours été témoin de millions d'histoires, souvent racontées par les gens qui l'entourent. Si seulement les murs du Grand Théâtre Lumière avaient des bouches, ils pourraient nous en parler. En revanche le festival nous offre un autre outil de communication: L'écran; cette surface plate sans laquelle le cinéma n'existerait pas. C'est ici où se passe la transmission magique des films qui touchent les spectateurs, qui les choquent, qui les font rire et réfléchir. En racontant des histoires le cinéma communique directement avec nous et inversement, il nous emporte des idées en transformant notre réalité tridimensionelle en sa propre réalité bidimensionelle.

Rester fidèle a ce principe de réalité correspond peut-être le mieux à l'exigence du jury qui a été formulée par Sean Penn à l'ouverture du festival: „Nous décernerons la Palme d'or à un réalisateur dont nous sommes convaincus qu'il a conscience du monde dans lequel il vit.“ Dix jours plus tard, le jury récompense Laurent Cantet avec la Palme d'or pour son film Entre les murs et plaid ainsi pour un cinéma courageux qui n'a pas peur de confuser: „Pour moi, l'art dans son expression la plus haute, c'est ça. C'est quelque chose qui donne à voir une contradiction avec sa vérité dure et tout de son espoir“, résume l'actrice et membre du jury Jeanne Balibar pendant la conférence du presse.

Entre les murs se déroule autour des élèves et des professeurs du collège Dalto dans le XX° arrondissement, une des ZEP (zone d'éducation prioritaire) à Paris. C'est ici où Cantet trouvait ce qu'il cherchait; un collège qui dans sa structure sociale rassemblait beaucoup au collège du roman de même titre de François Bégaudeau. L'écrivain même travaillait comme professeur dans un collège et avec son livre il a ouvert ses propres expériences au public. Être fasciné du monde écolier, Cantet s'y ainsi inspiré: „Je voulais rentrer dans ce microcosme où notre société se constitue. Ce livre m'a apporté de la matière première dont j'avais encore besoin.“
Pendant une année scolaire le réalisateur travaillait avec des élèves et des professeurs du collège Dalto dans le cadre des ateliers en improvisant quelques scènes autour de leurs propres expériences à l'école. Petit à petit des personnages et des histoires se sont développés: „La classe s'est finalement constituée autour de ce qu'ils ont apporté d'eux-mêmes“, raconte Cantet. „Cependant il était important que chaqu'un savait, qu'il ne fallait pas jouer soi-même“. Cette „fiction documentée“, cet effet du film qui fait que les spectateurs hésitent constamment entre de la réalité et de la fiction, a été fortement désiré par Cantet. Que ce soit pour protéger les élèves du jugement par rapport à leur propre caractère où pour des raisons esthétiques, le film se méfie de toute sorte d'idéologie que son sujet pourrait provoquer.

En les accompagnant dans leur routine écolière, la caméra nous montre des élèves parfois motivées et souvent démotivées, des professeurs aussi ambitieux que perdus. Ils se voient face aux élèves qui sont confusées par la vie en dehors de l'école. Ce sont des jeunes, âgés de 13 et 16ans, qui trébuchent sur leur manque de confiance, sur leur peur de l'avenir, sur tout le mal et bien qu'on leur attribue chaque jour. Les professeurs à l'autre côté ne fonctionnent ni parfaitement ni révèlent-ils une incapacité professionnelle. Cantet nous fait observer ce petit microcosme avec ses structures si complexes en gardant toujours sa perspective respectueuse envers ses personnages. Nous les voyons avec leurs points forts et faibles, mais toujours avec un œil qui ne juge pas. Bégaudeau, qui joue lui-même le professeur, mets en relief qu'il ne s'agirait pas d'une dénonciation du système scolaire. Au lieu de se „mettre à la marge des choses et de juger de l'extérieur“ il fallait y rentrer pour observer.
Entre les murs parle de la difficulté de développer sa propre identité dans un entourage pour laquelle des racines culturelles non-françaises présentent plutôt une tache sale qu'une tache de couleur. C'est dans ce sens-là que Cantet a réalisé aussi un film „politique“. Né dans une époque en France où le gouvernement actuel mène une politique de „l'immigration choisie et concertée“ avec un objectif de 25 000 expulsions cette année, le film démontre aussi ce que cela signifie pour des personnes concernées. Là encore la réalité et la fiction se chevauchent chez Cantet qui a du prendre conscience du problème des „sans-papiers“ non seulement en en parlant dans son film, mais aussi à la dimension réelle. Après avoir appris que certains de ces acteurs n'ont toujours pas des papiers, il les a parrainé. Selon une militante de RESF (Réseau éducation sans frontière) avec la Palme d'or en 2008 „la réalité a eu un prix“. „La réalité, c'est une ZEP et des enfants sans papiers.“

En jetant un regard rétrospectif sur le Festival de Cannes, il est étonnant à quel point le jury souhaitait voir un film comme Entre les murs. À l'ouverture du festival, l'actrice Jeanne Balibar parlait de ses jours prévus à Cannes: „Je pense aussi que, pendant qu'on est ici est qu'on va voir des films pendant quinze jours, mes deux enfants vont à l'école à Paris et que dans leur classe touts les quinze jours il y a un enfant dont les parents sont expulsés de France. Je n'y penserai pas forcement en regardant les films, mais je ne l'oublierais pas non plus quand je suis ici.“


Anne Kunzke



Sources

„Tournage du film Entre les murs: des enseignants témoignent“:
http://cahiers-pedagogiques.com/art_imprim.php3?id_article=3795 (date de consultation: 18.06.08).

„Entre les murs“: http://www.arte.tv/de/Printing/4982,CmC=2051092,CmStyle=500156
(date de consultation: 18.06.08).

„La muraille de Cannes“: http://www.cahiersducinéma.com/imprime.php3?id_article=1655
(date de consultation 02.07.08).

Interview avec Laurent Cantet et François Bégaudeau,
http://www.arte.tv/de/Printing/4982,CmC=2051092,CmStyle=500156,
(date de consultation 02.07.08).

Conférence de presse Cannes 2008: http://www.dailymotion.com
(date de consultation 04.07.08).

mercredi 16 juillet 2008

La PAC à la recherche d'une nouvelle identité

Depuis l'année 1960 la politique agricole commune (PAC) de l'UE a assuré une fourniture constante de denrées alimentaires en Europe aux prix bas et a en même temps rendu les produits agricoles européens competitifs sur les marchés mondiaux. Il y a peu de temps tout le monde s'indignait de montagnes de beurre ou de lait en poudre excédents invendables issus d'une agriculture qui en grande partie dépendait des subventions de l'UE pour survivre. Pour mettre un terme à cette surproduction, des réformes de la PAC ont été acheminées en 1992 et 2003, prévoyant de découpler les aides versées aux exploitants des quantités qu'ils produisent. Parmi les mesures inclus dans la nouvelle politique figuraient la mise en jachère obligatoire d'une partie des terres arables aussi bien que des quotas laitiers interdisant aux exploitants de surpasser une certaine quantité de lait, faute de quoi ils seraient pénalisés par le paiement d'une taxe.

Entre-temps de nouveaux changements dans l'agriculture européenne ont vu le jour. Dans le contexte d'une hausse de prix des denrées alimentaires, notamment des céréales, le prix du blé ayant doublé dans un an, au niveau mondial il y a de moins en moins la nécessité de protéger le céréaliers par des aides financières directes. En ce qui concerne les quotas, le récent manque de lait en Europe (2 à 3 milliards de litres selon le Monde) a montré que le plafonnement artificiel de la production peut rendre les agriculteurs incapables de réagir à une demande augmenté. Par contre les restrictions dans le secteur laitier ont fini par dissuader une partie des éleveurs qui se sont réorientés vers des productions moins réglementées.

La flambée des prix des denrées alimentaires va permettre à l'EU d'accélérer d'avantage le découplage, mesure qui est conforme aux exigences de l'Organisation mondiale du commerce. Bien que le budget européen ne devrait être modifié qu'en 2013, la Commission est en train de préparer un « bilan de santé » de la PAC, destinée à adapter la politique aux conditions changées de l'agriculture, qui devrait être adoptée avant la fin de l'année 2008. Les propositions de la Commission pour l'adaptation de la PAC qui ont été remises au Conseil des ministres le 21 mai, se concentrent sur l'amplification attendue du découplage et plaident pour abroger le « soutien partiellement couplé ». Lors de la réforme de 2003 plusieurs pays s'étaient opposés au découplage entier, craignant une instabilité de la production. Dans son rapport, la Commission constate cependant que le découplage n'aurait pas provoqué de grandes changements dans la structure agricole. Elle propose donc de supprimer l'aide couplée sauf dans quelques régions sans possibilités de diversification économique. Le taux de jachère obligatoire de 10% serait annulé, ainsi que les quotas de lait seraient progressivement augmentés jusqu'à leur échéance en 2015.

Un autre aspect introduit dans la PAC par la réforme de 2003 est la soi-disant « Conditionnalité », ce qui veut dire que les aides financières sont versés sous condition de l'adhérence à des normes concernant la préservation de l'environnement, la santé publique et le bien-être des animaux. La commission conseille de renforcer l'aspect conditionnel des aides, réévaluer les normes en question et y ajouter comme nouvelle condition une gestion responsable des eaux.

La Commission propose encore d'augmenter le taux de « modulation », désignant la partie des aides directes qui doit être utilisée pour le développement rural, le « deuxième pilier » de la PAC. Actuellement 5% des paiements sont prévus pour cette tâche, où sont compris les mesures contre ce que la Commission appelle les « nouveaux défis », à savoir les changements climatiques ou la préservation de la biodiversité. Une augmentation progressive de 8% est proposée pour les aides singulières de 5000 à 100 000 Euros, alors que encore plus serait pris dans les grandes exploitations recevant plus de 100 000 Euros par an.

La finalité de la PAC est le désengagement de l'UE par rapport au marché et aux choix de production, tout en garantissant par les biais des normes de « Conditionnalité » la qualité des produits et la pérennité de l'agriculture. Mais les États membres ont encore leur mot à dire. La France, premier producteur agricole de l'Europe est depuis toujours fervemment opposée à une PAC moins productiviste. Les agriculteurs eux-mêmes craignent une suppression des aides et les organisations agricoles COPA et COGECA se défendent dans un communiqué passé en juin contre l'idée qu'ils tireraient grand profit de la flambée des prix. Mais finalement ce seront les consommateurs qui devront s'habituer à des prix plus élevés en l'absence de subventions protecteurs, d'autant plus qu'une agriculture plus saine et plus pérenne est toujours aussi plus coûteuse. On compte sur l'UE et l'aspect « biologique » de la PAC pour ne pas nous laisser le choix entre produits qui vont au dépens de notre terres et notre santé et ceux qui demandent plus de travail et donc plus d'argent.

mardi 15 juillet 2008

L´éducation sexuelle sous l’aspect socioculturel

L’éducation sexuelle est un sujet très actuel qui n’existe guère que depuis une quarantaine d’années. On en parle peu, la plupart des informations sonst échangées entre les jeunes par le biais de commentaires d’articles des magazines de jeunesse et en étant fortement influencés par les médias en général, quelques parents construisent des conversations et discussions du genre « éducation sexuelle entre nous » avec leurs enfants – ce qui souvent ne sert pas à grand-chose –, d’autres jeunes font leurs expériences en ne pas vraiment réagissant de façon plus sage dans une situation semblable. Mais tout ceci est loin de l’éducation sexuelle qu’on attend à obtenir dans les cours de biologie á l’école. A part cela, il faudrait se demander quelle matière serait vraiment appropriée quant à cette thématique.

Le planning-familial en France a saisi l’initiative de s’occuper uniquement de la protection de la santé de chacun, en ce qui concerne les dangers des IST.
L’organisation a rendu possible l’accès, également pour les mineures, à la contraception et à abaisser l’âge de la majorité pour mieux respecter la sexualité des jeunes.

Alors que chacun, éduquant et éduqué, est concerné et touché personnellement par rapport à l’éducation sexuelle, l’école n’est pourtant pas encore arrivée à transmettre ce sujet avec toute évidence. Etant professeur, il faut bien trouver l’équilibre entre l’information pure sur tous les aspects qui concerne la sexualité, sur les préférences qui existent et les dangers si l’on pense par exemple à l’attirance qu’exercent des jeunes femmes sur des hommes quadragénaires et vice versa.
En même temps, il faut absolument garder une vision tolérante et ne pas juger la façon dont les jeunes en parlent ni les influencer dans leurs choix.

Elisa Jasmin, doctorante en sociologie á l’Observatoire sociologique du changement (Sciences-po Paris/CNRS) a dressé une comparaison entre la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et les Pays-Bas en observant le comportement dans la politique et dans les écoles quant à l’éducation sexuelle. Dans son article, paru sur internet sur la page de « CAIRN – caisse internationale des allocations familiales », elle pose la question s’il existe une place pour l’amour dans l’éducation sexuelle.
Les trois pays ont abordé la question différément.

Les Etats-Unis se réfèrent beaucoup (trop ?!) à la Bible et le terme « amour » dans le sens chrétien. Ils ont adopté en 1981 l’ « Adolescent Life Act » qui prévoit l’abstinence-only, donc, l’abstinence de toute sexualité jusqu’au mariage en ne mentionnant ni l’existence de la contraception ni la protection contre les IST.
L’amour, du point de vue de cette organisation est défini dans la dimension affective de la sexualité et dans le cadre du mariage, le couple est protégé des IST par la relation durable – il exerce uen sexualité saine.
Dans ce cas, il consiste une forte transmission des valeurs.

Au Royaume – Uni, l’approche à l’éducation sexuelle est abordée uniquement sous l’angle des dangers de la sexualité. Elle est abordée en classe, dans le même cadre que la toxicomanie et l’alcoolisme. L’amour reste intouché, étant trop personnel pour être traité de la façon neutre qu’on pratique dans toutes les matières à l’école.

Aux Pays-Bas, c’est une approche plus équilibrée, en mettant en relief les aspects humains, qu’est pratiquée dans la politique et dans les écoles.
Les objets principaux sont les différents types de foyer (célibataires, couples mariés, vie en communautés, partenariats homosexuels etc.). L’éducation sexuelle se déroule dans le cadre de l’éducation domestique dans ce cas.
Le but de la politique néerlandaise est de se soucier de soi et d’autrui et d’en prendre soin.

Les Français, finalement, se trouvent entre les extrêmes, pour ainsi dire. Ils ne possèdent pas cette légèreté et ce sens commun des Néerlandais, mais ne séparent non plus la sexualité, d’une telle façon que les Anglais le démontrent, de l’amour et l’affection.
Il serait plutôt intéressant de discuter, avec les élèves, du rapport entre l’amour et la sexualité.
Dans l’éducation sexuelle « à la française », on relie l’affection sensuelle et la contraception en disant que les sentiments amoureux demandent également une responsabilité qu’il faut assumer envers le partenaire , la santé et – pour la femme – de prendre garde à ne pas risquer de bloquer son développement personnel à cause d’une grossesse et à ne pas se retrouver dans une situation inattendue qui exige trop d’elle.

Les débats autour de l’éducation sont loin d’être finis et la société est loin de s’exprimer ouvertement sans se moquer de ce sujet, causé par le fait que toute affaire liée à la sexualité nous touche toujours et ne nous laisse pas indifférents.

Même si les médias banalisent le rôle du comportement sexuel en nous renvoyant une image de la séduction permanente qui doit être le but dans chaque conversation ou rencontre entre deux sexes, nous n’avons heureusement pas encore perdu notre sensibilité.




Sources

http://www.unesco.org/courier/2000_07/fr/apprend.htm#e1

http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=INSO&ID_NUMPUBLIE=INSO_144&ID_ARTICLE=INSO_144_0056

Sarkozy vu par la société française pendant la campagne électorale 2007


La victoire de Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles en 2007 a choqué de nombreux Allemands ainsi que la majorité des Fran
çais habitant en Allemagne. L'image de l'ancien ministre de l’Intérieur créée par les médias allemands a apparemment influencé leur attitude envers le nouveau président de la France de manière négative. D'autres medias européens ont livré une couverture semblable. La presse belge, par exemple, concluait: „Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux.“. Cette prise de position apparaissait dans un éditorial la veille du premier tour.


Mais comment M. Sarkozy, était-il vu en France autour des élections présidentielles?


Nicolas Sarkozy est une personnalité particulière. Il ne laisse guère les Français indifférent. On entend rarement des jugements nuancés. La plupart du temps, ce ne sont que critiques ou admiration: Il incarne le bien pour certains et le mal pour d’autres.

Selon les données du Baromètre Politique Français mises en place en février 2007, Nicolas Sarkozy a inquiété 51% des Français. Depuis le premier sondage en printemps 2006 cette inquiétude a même légèrement progressé. En outre, le Centre d’Etudes Politiques de Science Po, qui a effectué ces interviews, a constaté une image de crédibilité présidentielle de 69% pour Nicolas Sarkozy à la fin d'une période d'augmentation. Ce chiffre signifie le nombre d’électeurs qui sont d’accord avec le fait qu’il a l’étoffe d’un président. L'institut en a conclu: „On peut y voir le signe d’une entrée en campagne réussie, notamment avec la présentation de son projet, son investiture et sa présence récurrente dans les médias.“. Pourtant, le nombre des interviewés inquiets s'y oppose. La dernière question posée par l'institut comprend la capacité d'écoute du candidat: est-il capable de comprendre les problèmes des gens? 53% des personnes interrogées ont approuvé cette qualité de Nicolas Sarkozy.

Une autre manière d'obtenir une impression de l'image du candidat de l'UMP dans la population française est d'analyser les opinions publiées en ligne. Par exemple, certains blogs sur Internet se sont occupés de la présidentielle. Dans ce domaine, l'institut ECHO RESEARCH nous fournit des données pour la période du 23 au 30 mars 2007. Cet institut a analysé la perception de la campagne électorale par les blogs. En se référant au résultat de ses recherches, ECHO RESEARCH a décelé que „Nicolas Sarkozy détient une nouvelle fois la palme d'or des commentaires négatifs.“. Cela vaut pour 47% des blogs analysés en France, aux Royaume-Uni et aux USA. Bien que ce chiffre soit valable pour l'ensemble des trois pays examinés, on peut quand même en tirer des conclusions pour la France, étant donné qu'on n'a pas découvert de grandes différences.

Finalement, il reste une question: y-a-t-il eu un changement d'avis à la suite de la victoire finale de M. Sarkozy?

On pourrait le supposer. Après le second tour, le baromètre politique du magazine Le Figaro a découvert un climat plutôt positif en France. Il parle d'un « effet Présidentielle » pour Nicolas Sarkozy et François Fillon. D'après cette enquête, le nouveau président a bénéficié d'une bonne image en France. 63% des Français ont dit lui faire confiance, contre 34% qui ont exprimé leur défiance. Cela représente exactement la moyenne en se référant au premier mois après l'élection des présidents français depuis 1981. Malgré tout, il faudrait accentuer la disparité qui existait dans la répartition des soutiens à Nicolas Sarkozy. L'âge des interviewés semble une variable particulièrement déterminante : alors que 40% des 18-24 ans lui ont accordé leur confiance, cette proportion augmente avec l'âge pour atteindre 76% chez les plus de 65 ans. De même, on remarque un grand clivage entre les partisans de la droite et ceux de la gauche. 97% des électeurs de droite ont articulé leur confiance en M. Sarkozy, tandis qu' à peine un tiers, soit 31%, des électeurs de gauche ont confiance en lui. Ce retour de l'optimisme est un phénomène qui régnait globalement dans la société française post-présidentielle. Néanmoins, il faudrait se demander: Cet optimisme, était-il seulement dû à la victoire de Nicolas Sarkozy?



Sources:


http://www.lesoir.be/actualite/edito/article_522708.shtml


http://www.election-presidentielle.fr/?p=913


http://www.cevipof.msh-paris.fr/bpf/barometre/vague4/002/Media_VT-TV.pdf


http://www.election-presidentielle.fr/?p=979#more-979


http://www.election-presidentielle.fr/?p=937#more-937


http://www.election-presidentielle.fr/?p=811#more-811


http://www2.echoresearch.com/weekthreefr.pdf


http://www.lemonde.fr/web/vi/0,47-0@2-823448,54-1014385,0.html


http://www.tns-sofres.com/etudes/pol/010607_barofig_n.htm


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/legislative/260309.FR.php




Nils



dimanche 13 juillet 2008

Le Festival de Cannes 2008: Le festival des marques

Les lions ont été déchaînés et distribués à Cannes ! Du 15 au 21 juin le « Cannes Lions International Advertising Festival » avait ouvert ses portes pour les publicitaires du monde entier. Les spécialistes pour la médiatisation des marques s’occupaient pendant une semaine des contributions audio, audio-visuelles et imprimées, avec des campagnes internet et tout ce qui concerne le cirque autour du monde promotionnel.

Mais celui qui a suivi le Festival de Cannes 2008 dans un état mental qui n’était pas complètement embrumé par la magie des films et le glamour des stars, pourrait avoir eu l’impression que le vrai festival de la publicité s’est déroulé autour de la rencontre annuelle des cinéastes.

Inimaginable, le Festival sans paillettes, sans actrices ressemblant à des êtres divins dans leurs robes de luxe et les bijoux brillants. Mais derrière cette façade de glamour iridescente, la « guerre des marques » se déroule avec véhémence. Dans le cadre de sa couverture sur Cannes, Le Figaro a dédié un dossier entier à la commercialisation et la médiatisation du Festival (portant le titre pertinent « Cannes : côté business »). Pour les couturiers de luxe les fameuses marches devant le Palais des Festivals offrent « une vitrine incomparable ». Quelques jours avant la cérémonie d’ouverture, les représentants des grandes maisons couturiers s’installent à la Croisette pour engager la guerre (ou la compétition) avec le but de conquérir les grandes vedettes comme portemanteaux vivants. Bien entendu que la victoire n’est complète qu’au moment où la star défile sur le tapis rouge avec la bonne robe, bijoux et chaussures bien visibles pour les spectateurs et, plus important, pour la presse et les caméras.

Les « retombées médiatiques » peuvent être énormes, mais en même temps les dépenses (financières et autres) sont immenses : Une suite au Martinez est indispensable, les stars veulent être choyées, la lutte contre les autres entreprises est forte. Les entreprises, ce sont d’abord les couturiers, joailliers, coiffeurs et les marques de maquillage (partenaires officiels avec un grand avantage commercial: Chopard, Dessange, L’Oréal). A part du côté glamour, Renault (aussi partenaire officiel) profite du « troisième événement le plus médiatisé au monde » et met à disposition une flotte de véhicules hauts de gamme. Contrex, la marque d’eau minérale, saisissait le Festival pour renforcer « son image à l’international ». Des bouteilles ont été distribués dans les limousines et les « codes couleurs » ont été adaptés pour correspondre à « l’univers des stars ».

Cependant, LG a décroché la timbale : La commercialisation de la nouvelle série de téléviseurs hauts de gamme avait commencé non seulement trois mois avant l’ouverture du festival, mais aussi en secret, voilé par le glamour d’une série télé. Le Point expose les « grands moyens » de la production pour « Scarlet ». Le fameux réalisateur de séries, David Nutter, pouvait être gagné, Natassia Malthe qui incarne la mystérieuse Scarlet, paraissait chez des événements publics. En avril, LG met fin au suspense et présente la nouvelle série de téléviseurs. Frederick Lecocq, directeur marketing chez LG, avoue que le but était de « rendre les technologies accessibles ». Partenaire officielle du Festival de Cannes 2008, LG veut que la « technique (y) reste en coulisse ». Comme « tout le monde s’intéresse à la vie des stars », la campagne essaie de créer un lien entre le glamour et l’appareil avec son boîtier rouge et d’entrer dans « l’univers de Cannes ».

20 Minutes énonce les raisons les plus importantes de cette médiatisation croissante à l’occasion de Cannes. D’abord, les entreprises veulent être associés avec les stars, ce qui garantie beaucoup d’attention médiatique et permet de diffuser les photos de la robe, des chaussures, etc. dans le monde entier. De plus, la présence sur la Croisette entraîne la constitution de contacts et l’élargissement du réseau qui est vital pour s’attacher des nouvelles égéries. Aspect intéressant du Cannes business : Les marques d’alcool (qui n’ont pas le droit de faire de la publicité) profitent de la foule folâtre et se font un honneur de sponsoriser des soirées turbulentes.

Hors des journaux, les réactions face à la commercialisation du Festival étaient retenues, du côté des commentaires aussi que du côté des blogs. Une réponse émotionnelle (à l’article de 20 Minutes) a été prononcée concernant la débauche de luxe sur le tapis rouge, ce que le commentateur (electricworm) considère comme honteux. La question de la proportionnalité est également soulevée par Pierre Emerhach (nom de plume) dans son blog sur le site de Tribune de Genève. Il remet en question l’opportunité de « (l’) occupation excessive du paysage médiatique ». La couverture sur la grève du corps enseignant a été refoulée par les paillettes à Cannes.

Le blog de Le Film Français sur Cannes présente une caricature de l’affiche officielle, qui se moque de la commercialisation du Festival :

En outre, le Festival détient un grand marché officiel : Le Marché du Film. La « facette commercialle » (voir page d’accueil) du Festival regroupe les producteurs, financiers et distributeurs dans une « ambiance conviviale et efficace ». Là, ont peut « marier glamour et affaires », pour citer la page d’accueil du site web. Cette notion de mariage entre commerce et paillettes apparaît plusieurs fois dans la couverture sur Cannes. Le Monde parle « (d’) actrices (qui) épousent les marques » dans l’article « La diplomatie du luxe » et dans « Des liens toujours plus étroits entre marques et cinéma », les agences « marient marques et cinéma ». Apparemment le besoin de glamour n’est pas seulement une faiblesse du consommateur ordinaire, mais aussi dans le monde business on a besoin d’histoires d’amour et de rêves glamoureux…

Michelle M.

Sources:
http://www.lefigaro.fr/
http://www.20minutes.fr/
https://www.marchedufilm.com/
http://cannes.lefilmfrancais.com/
http://www.lemonde.fr/
http://www.lepoint.fr/
http://www.festival-cannes.fr/fr.html
http://mrhayoun.blog.tdg.ch/
http://www.canneslions.com/
http://martinez.concorde-hotels.fr/fr/?


Pellicule, paillettes, politique ? – Le Festival de Cannes polarise comme jamais auparavant

Il y a quelque chose qui cloche à Cannes. Le festival, qui est normalement célèbre pour son glamour et son luxe, se présente de plus en plus de façon sérieuse et politico-morale.
Evidemment, aussi en 2008, il n’a pas manqué de stars et de starlettes qui défilaient sur le tapis rouge en robes pailletées. Mais tandis que le gratin se pavane devant les photographes pour satisfaire l’intérêt de la presse people, les films, justement projetés dans les salles de cinéma, montrent des images sombres et bouleversantes.

Déjà avec la nomination de Sean Penn comme président du jury, le Festival de Cannes a pris une décision directive. L’acteur-réalisateur engagé se fait remarquer avant tout par des prises de position radicales contre le gouvernement de George W. Bush. Les journalistes ont supposé au préalable du festival que Sean Penn apportera une dimension politique à Cannes et ils avaient raison. A la traditionnelle conférence de presse d’ouverture Sean Penn s’est prononcé sans équivoque : "Quelle que soit la façon dont on choisira la Palme d'or, je crois que nous sommes tous d'accord là-dessus : il faudra que le réalisateur ou la réalisatrice de ce film se soit révélé très conscient du monde qui l'entoure." Cette attitude se reflétait dans le choix des films en compétition. Les massacres de Sabra et Chatila à Beyrouth traités dans « Valse avec Bashir » de l’Israélien Ari Folman, les agissements criminels de la mafia italienne (« Gomorra » de Matteo Garrone, qui a reçu le Grand Prix) et la naissance d’un bébé dans une prison argentine (« Leonora » de Pablo Trapero) : les sujets des films présentés montrent la misère du monde. «Cannes est un thermomètre de ce qui se passe dans le monde», dit Augustin Legrand, qui présente un film documentaire dans le cadre de la Semaine de la Critique, dont la thématique, cette année, est encore « Cinéma et politique ».

Mais d’où vient cette volte-face ? Pourquoi le qualificatif « politique » est-il lié au Festival de Cannes si fréquemment ces derniers temps ? Il se peut que le festival ait voulu se démarquer de l’édition précédente, qui était caractérisée par une ambiance festive et qui « sacrait à chaque coin de Croisette les 60 ans du Festival », comme le décrit Alice Antheaume dans son article « Où sont passées les paillettes ? ». Contrairement au film d’ouverture de 2007, « My Blueberry Nights », qui a été accusé de mollesse, celui de 2008, « Blindness », met en cause notre conception de l’ordre mondial et l’affiche officielle montre une femme avec une barre devant les yeux. Possiblement cette orientation politique est attachée au souvenir 68 dont actuellement on essaie partout de ressusciter l’esprit. Mais cette année-là le festival a été interrompu en raison des évènements de Mai 68 - ce qui ne peut pas être l’intention de la direction. En plus, il s’avère que cette tendance s’annonçait déjà depuis quelques années, par exemple en 2004, ou le documentaire « Fahrenheit 9/11 » a reçu la Palme d’Or. Olivier Alexandre parle même d’une règle d’après laquelle le palmarès est dressé : « Il est désormais d’usage que le Palme d’Or récompense un film "militant", pendant que le Grand Prix du Jury honore l’audace formelle. » Dans son article « Seul acte politique à faire au Festival de Cannes: ne pas y aller », il reproche au jury de décider sur la base d’un consensus minimal à cause d’un « effet commission » : « Là où l’élection favorise l’expression du goût personnel et la mise en valeur des singularités, les divergences d’opinions au sein d’un groupe de délibérations appellent souvent à se replier sur des valeurs et des représentations communément partagées. » Pour l’auteur, il est simplement logique que des intentions évidemment politiques soient les plus plébiscitées.
Au-delà, il relève la vitupération que cette motivation politique ne sert que d’ « alibi éthique » pour célébrer un spectacle grotesque qui se distingue par 15 000 bouteilles de champagne et trois millions de tonnes ordures collectées. Etant observé par plus de 3500 journalistes, le Festival de Cannes est le troisième événement le plus médiatisé au monde. Et la presse se darde surtout sur les grandes stars du cinéma. Celles-ci sont attirées par les grosses productions hors compétition, telles que « Indiana Jones et le crâne de Cristal ». Parmi cette hypermédiatisation et « la guerre des marques » (voir l’article de Michelle) les films « militants » semblent être une bouffée d’air. « La sincérité artistique et citoyenne des uns fait alors office de paravent à l’ambition capitalistique des autres. » conclut Alexandre.
Au contraire, sa collègue Alice Antheaume explique le succès décuplé des films légers par rapport aux films sérieux par « le besoin d’oxygène des festivaliers ».

De toute façon, «la dialectique paillettes/pellicule» semble délibérée : Cannes ne fonctionne ni sans les films critiques et sincères, ni sans les grandes stars. Mais comment les revers de la médaille sont-ils attachés? Est-ce que les films légers et la présence des vedettes sont un enrichissement qui égaye le Festival de Cannes, lequel montre de plus en plus des films « politiques » et parfois indigestes ? Ou est-ce vice versa ? Est-ce- que les films critiques contrebalancent l’engouement médiatique pour le glamour et les scandales ?

Maika


http://tempsreel.nouvelobs.com/

http://www.festival-cannes.fr

http://waltzwithbashir.com/

http://www.20minutes.fr

http://www.rue89.com


samedi 12 juillet 2008

Sonja P. Le rap français et son langage- une impertinence pour la société ou le porte-parole d’une subculture?

Dans mon article je vais essayer de dévoiler si le langage rap français est simplement une insulte pour la société ou si les textes du rap transportent éventuellement des traits poétiques et culturels. Mes connaissances reposent sur un article sociologique, quelques textes de certains rappeurs inclues dans celui-ci et un blog du rap français.
Les deux sociologues Gudjef et Heimann considèrent le rap français comme mouvement courant musical qui a connu sa genèse dans les années 1980 par des jeunes banlieusards. Selon cette thèse sociologique, la plupart des rappeurs ont modifié leurs messages ainsi que leurs sujets dans les textes afin de pouvoir acquérir une plus grande cible des consommateurs. Autrefois politisées, les textes sont adaptées de plus en plus au goût d’une masse consommatrice qui aime bien écouter des chansons banales sur les voitures, les femmes et l’argent. Ainsi, de nombreux rappeurs confirment à l’exprès les clichées construites par la société qui méprise leur prétendue facon de vivre.
D’après le linguistique Jean Louis Calvet2, le langage employé par les rappeurs, représente une variété de la langue française.
Le verlan qui fait habituellement partie de l’expression verbale des rappeurs est un signe social. On l’utilise également sur de nombreux blogs hip-hop dont un des plus connus est le blog de la radio “Skyrock”. Mais la parole du rap est aussi un moyen de pouvoir, car elle représente une partie de la sociéte, comme par exemple les adhérents du rap et leurs guides musicaux. Selon Calvet, il subsiste une contre-jet linguistique au moment auquel une majorité et sa la langue officielle dominent et oppriment une autre groupe social. Chaque groupe social dispose sur des symboles d’identité dont une est représentée par le langage.Dès lors que quelqu’un se sent menacé ou même reprimé dans son identité- dans ce cas ci le langage –il l’estime plus et la défend plus véhément.
Si on applique cette théorié aux rappeurs françaises des années 1980, vivant dans des banlieues et provenant des familles immigrés on peut constater les faits suivants: Les jeunes immigrés se sentaient exclus de la société. Leur situation économiquement défavorable et les préjugés méprisantes, exercé par les autochtones, ont causé une contre- réaction prenant son exemple des afro-américains. Ces derniers se sont révoltés en forme de leur culture zulu dans les années 1970 et 1980 contre l’oppression raciste du régime américain et sa société. Les rappeurs françaises représentaient à cette époque et représentent encore une couche inférieure. Si on s’oriente au point du départ de Calvet, les rappeurs ont cherché un espace à part duquel ils pouvaient exprimer leur colère.Dans l’article auquel je me refère , les auteurs renvoient à un ancien rite africain par lequel on articule sa colère, on cultive sa propre langue soit on la mélange avec celle du l’oppresseur. D’après les sociologues la relation entre ces sortes d’anciens récits narrant les mensonges les plus longues et réalistes n’est pas à nier. On peut en conclure que le rap français n’est pas justement une attaque d’impertinence pour la société et les politiciens françaises. Or il est plutôt une culture d’oralité qui fait dans certains cas preuve de la creativité et poëcité.
Pour en donner des exemples, les sociologues ont analysé quelques extraits qui démontrent que de nombreux rappeurs comme par exemple Lunatic et 113 (3) réagissent d’une maniére très ironique et parfois avec une portion d’autodérision à l’indignation des journalistes ou des intéllectuels. Ils se moquent de la société en lui faisant croire qu’ ils vivent vértablement selon les clichés en cours. À travers des hyperboles et sur un ton aggressif, les interprètes provoquent encore plus d’intérêt. Comme Stéphane Darvet l’a constaté récamment dans son article dans le Monde (4), l’humour dans les textes rap est en train de devenir plus populaire. Cependant, les messages politiquement engagées apparaissent de moins en moins.
Le rap français est encore un mouvement musical dont la langue est restée rude, parfois vulgaire et même péjorative. Les interprètes ne cryptent plus leurs messages. Par contre, ils se prononcent très directement et abordent des themes qui attirent une plus grande masse, parmi elle surtout des jeunes, car le code linguistique n’est plus chiffré comme autrefois où le rap et son langage appartenaient à un groupe culturellement ignoré et sous-estimé par la société française.



(3) Des textes stéréotypisée: LUNATIC avec le titre "HLM 3"(E. Yaffa/Y. Sekkoumi/M. Jouanneau) Extrait de l'album "Mauvais Oeil".Booba ; 113 avec le titre
(4) Stéphane Darvet: L’humour, l’autre arme du rap. Dans: Lemonde.fr.Catégorie culture, 14.02.2008.
Quelques sources supplémentaires et des liens qui servent à se renseigner de la réception sociale du rap:
http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Rappeur; dernier accès :21.06.2008
http://fr.skyrock.com/blog/music/; dernier accés : 05.07.2008

Les sans - papiers: Les grèves des sans - papiers

Le 15 avril, quelques 300 salariés sans papiers d’une vingtaine d’entreprises de différents secteurs se sont mis en grève avec l’aide de la CGT (Confédération générale du travail). Ils ont occupé leur entreprise afin d’obtenir leur régularisation. Contraints et forcés, certains patrons ont pris fait et cause pour leurs salariés et ont réclamé à l’administration leur régularisation. Par conséquent mis au pied de mur, le ministère a accepté d’ouvrir des discussions avec la CGT et Droits devant. Fin avril, les deux organisations avaient déposé mille dossiers de régularisations dans les cinq préfectures concernées (Paris, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne).

Les cartes de séjour ont été délivrées d’abord aux sans papiers du café de la Jatte à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), puis à quelques employés de l’entreprise de métallurgie à Saint-Denis et de l’entreprise du bâtiment. Quelques autres sont des travailleurs de magasin à Aubervilliers et à l’hôtel Campanile de Bobigny qui ont été régularisés. Cela faisait donc quinze travailleurs sans papiers sur mille dossiers déposés en préfecture qui ont jusqu’ici obtenu leur régularisation. Pour les autres, les choses traînent.

Selon la CGT jusqu’au 20 mai ce ne sont qu’en tout 70 titres divers de séjour (sur mille!) qui ont été délivrés mais pour beaucoup d’entre eux, ils ont été donnés seulement sous forme d’autorisation provisoire de séjour (APS). Ce dernier titre ne permet pas systématiquement la régularisation. Il n’a, de plus, pas été toujours accompagné d’une autorisation de travail. Les salariés reconnus comme tels, sont toujours en grève.

Le 21 mai, près de 400 nouveaux travailleurs sans papiers se sont mis en grève et ont décidé d’occuper leur entreprise. Cette deuxième vague de grèves et d’occupations intervient après celle du 15 avril. Elle a débuté dès six heures du matin, par l’occupation de la déchetterie « Europe service » à Evry dans l’Essonne. Elle s’est conclue à minuit avec l’occupation, par les agents de nettoyage de l’entreprise Eigene France, de leur restaurant « Quick » des Champs-Élysées. Ce sont donc à nouveau des ouvriers sans papiers de différents secteurs , « en tension » : restauration, bâtiment, nettoyage etc. qui ont décidé, avec la CGT et Droits devant de cesser le travail pour exiger leur régularisation.

La CGT estime que le gouvernement ne la prend pas au sérieux. Car après quatre semaines de « lutte », sur les quelques mille dossiers de régularisation déposés dans cinq préfectures par le syndicat, moins de 10% des cas ont donné lieu à l’obtention d’une carte salarié d’un an renouvelable. Mais la confédération est sûre que cette grève va accélérer le processus de régularisation.

Dans la continuité du mouvement de grève des sans - papiers, cinq salariées ont commencé une grève et ont occupé le siège de la société de nettoyage Manet, le 23 mai. Ces femmes ont décidé qu’elles aussi avaient leur place dans la lutte. Sur le trottoir, les grévistes et les soutiens ont distribué des tracts et ont appelé les passants à signer la pétition pour la régularisation des sans - papiers.

Les 1000 dossiers déposés, avec maintenant en plus ceux des grévistes du 21 mai et les femmes qui se sont mêlées, doivent être réglés positivement d’ une façon rapide. Est-ce que c’est possible de satisfaire tous les sans papiers rapidement ?

Tugba


Les sources :

- « Une grande partie des employeurs savent que leurs salariés sont sans papiers », le Monde, article publié le 30.04.08

- « Douze travailleurs sans papiers en grève ont été r´gularisés en Seine-Saint-Denis », le Monde, article publié le 05.05.08

- « Les sans – papiers salariés lancent une deuxième vague de grèves », le Monde, article publié le 20.05.08

- « Grèves des sans – papiers : les femmes s’en mêlent » le Monde, article publié le 26.05.08

mercredi 9 juillet 2008

Une année de présidence: Comment la splendeur du président bling-bling éteint

La célébration de la première année de Nicolas Sarkozy à la tête de la république française s’est passée sous l’ombre de la désillusion générale et d’un flot de critiques. L’amertume du public ne découle pas seulement du style du président mais aussi du grand abîme entre des promesses et des actions.

« La rupture », « le pouvoir d’achat » et « travailler plus pour gagner plus », voilà les slogans avec lesquels la campagne de Sarkozy a brigué les voix électorales en 2007. – Et cela avec succès : 53% ont voté pour l’ancien ministre de l’Intérieur.

Par la suite, Nicolas Sarkozy a exposé son goût du luxe comme sa vie privée – selon la publique il l’a fait trop. Le « casse toi, pauv’con », les vacances sur le yacht, la divorce avec Cecilia et le mariage avec Carla Bruni juste après, ont aidé à lui donner la réputation de président « bling-bling ». Par son hyperactivité médiumnique, il est devenu un président omniprésent. Dans son livre « L’aube le soir ou la nuit », Yasmina Reza, qualifie l’hyperprésident de petit garçon toujours en quête de reconnaissance et de confirmation. Comme beaucoup de Français, elle devait aussi connaître la transformation d’admiration pour ce personnage engagé à un sentiment de désenchantement envers un président qui a du mal à tenir ses promesses.

Par rapport à Eric Besson, il fallait être attentif en ce qui concerne la critique contre la productivité et la qualité de la gouvernance sarkozyienne. Après tout, on a déjà accompli des changements essentiels pour moderniser la France. Premièrement on a renforcé une croissance économique sans oublier la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique. Ensuite, la création d’environ 330 000 emplois en un an a été accomplie, ce qui est un succès indubitable. On investit plus dans la recherche pour que la France soit plus compétitive à l’échelon international et à la fin on s’engage prodigieusement dans la politique internationale. Le gouvernement a normativement contribué à l’adoption du traité de Lisbonne et voulait réunir les pays du Sud par le projet d’Union de la Méditerranée.

Cependant c’est surtout le dernier qui fait lever les bras des autres pays européens. Avec scepticisme ils attendent la présidence française de l’Union européenne qui va commencer en juillet. Mais aussi le peuple français ne peut pas se réjouir des 55 réformes qui ont été engagées au niveau national pendant la dernière année et dont le gouvernement se pavane. Selon les français, les actions gouvernementales n’ont conduit à aucune amélioration dans leurs vies quotidiennes.

En fin de compte, il faut être conscient que toutes les réformes ne peuvent pas encore porter des fruits. Un an est trop court pour mettre en train toutes les réformes nécessaires. Mais ce qui est évident, c’est que les entrées en scène spectaculaires se sont réduites, juste comme la sympathie pour le président s’est basée : quant à un sondage publié par Le Monde, seulement 38 % des français ont de la confiance à Nicolas Sarkozy.

La 1ère année du mandat de Sarkozy :« Speedy Sarko » est suranné, vive le chef d’État ?

Se comportant comme un bon vivant, étalant sa vie privée en public et vivant de façon voluptuaire et clinquante, à quelle sorte d’homme correspondent ces types de comportement ? Qui fait un discours sous l’effet de l’alcool en état alcoolisé au G8 ? Qui qualifie la ministre des Affaires étrangères américaine comme immigrante ? Et qui insulte aléatoirement des citoyens ? C’est le Président de la République Nicolas Sarkozy, voilà la raison pour laquelle la population française se demande de manière justifiée qui est-ce qu’elle a pu élire. Après la première année de pouvoir, il est hors de question que l’image de Sarkozy ne soit pas adéquate à la fonction présidentielle.

Malheureusement, il ne s’agit pas seulement du comportement de Sarkozy qui attriste le peuple français, c’est surtout la politique du Président qui donne de la peine aux français. Pendant un an, Sarkozy et son gouvernement n’ont effectué aucune mesure franche. Quoi qu’il y ait 55 reformes en cours, elles n’arrivent pas à effectivement changer quelque chose en ce qui concerne les retraites, les 35 heures, la reforme fiscale ou bien une augmentation des salaires. Parlant de façon concrète, la politique sarkozyste ne sert pas aux changements positifs, ni sur le plan économique, ni sur le plan social. En fait, Sarkozy réalise une politique ressemblant à laquelle de Berlusconi, une politique qui se base idéologiquement sur un « capitalisme moralisé ».

Il fallait juste attendre la première année de son mandat, de sa politique libérale dont la plupart des ouvriers souffre, pensons aux pécheurs, que la confiance du chef d’État chute de 8 points à 41 %, contre 43 % pour François Fillion, le Premier ministre. Bien que dans les sondages le pourcentage de la chute diffère par classes d’âge et par profession entre 8 % et 13 %, ces résultats relèvent que de toute évidence, le Président a déçu les attentes du peuple. En plus, le fait que les français se confient plus en Fillion met en relief le pessimisme croissant pourtant sur la politique actuelle et, encore pire, le pessimisme quant à l’avenir du mandat de Sarkozy. En tout cas, il se rend compte du climat dans son pays, il a changé de ton par rapport à sa vie privée. Après sa première année scandaleuse, enfin il commence à mettre l’accent plutôt sur la politique. Si ce changement résulte dans une amélioration positive, c’est au peuple de le découvrir, c’est de toute façon ce que le peuple souhaite.

http://www.marianne2.fr/Sarkozy,-le-Gribouille-de-l-economie_a86720.html
http://www.liberation.fr/rebonds/320314.FR.php
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/01/30/01002-20080130ARTFIG00552-l-erosion-de-la-popularitede-sarkozy-se-poursuit.php

lundi 7 juillet 2008

Le rap français, un mouvement culturel et si oui universel en Europe?

En me basant sur deux articles trouvés sur Internet et deux DVDs traitant le sujet du rap allemand, je vais d’abord répondre à la question si le rap français est un mouvement culturel ou non et ensuite jeter un oeil sur le pays voisin, l’Allemagne, pour trouver des parallèles ou des différences dans le développement du rap, genre musical et peut-être aussi mouvement culturel.
Dans le premier article, les deux auteurs traitent le sujet de la sociologie et de la politique du rap. Ils décrivent d’abord l’histoire du développement du rap français dont les origines se situent dans les banlieues à la fin des années 1980. Le rap était à cette époque pratiqué par les immigrants et les textes parlaient surtout de paix, d’amour, d’unité et de la politique. Ils reflétaient donc l’essence du mouvement hip-hop en général qui provenait des États-Unis et était de même un mouvement contre les injustices et le manque d’espoir résidant dans les ghettos. Le rap de cette époque est nommé par les auteurs „rap revendicatif“ et les rappeurs possèdent un capital culturel et symbolique qui leur permet de se forger une identité collective fidèle à l’essence du hip-hop.
Les messages provenant de ce mouvement ont extrêmement changé dans les 10 dernières années. L’image du rap est devenu une toute nouvelle: elle est violente, agressive, superficielle, sexiste, matérialiste incohérente et répétitive. Les rappeurs sont devenus des gangsters et le message originellement positif est complètement détourné. Les textes sont devenus plus festifs et touchent un public plus grand. Le ghetto, les armes, les voitures, les drogues, les filles et les fêtes définissent les thèmes principaux du rap actuel dont Booba, Salif ou La Fouine sont seulement quelques représentants. Les auteurs mettent ce développement du rap français en relation avec la commercialisation de ce genre musical. Le rap d’aujourd’hui transmet plutôt une idéologie de vie qui est dans son essence devenue très capitaliste et qui est à son tour du au succès commerciale des rappeurs. On parle donc aujourd’hui de deux logiques du rap qui sont d’un coté le rap „underground“ conforme à l’essence du mouvement hip-hop et le rap commerciale qui attire un grand nombre de supporteurs fasciné par le „lifestyle“ que pratiquent les interprètes, au moins dans leurs chansons.
L’attractivité de cette deuxième logique du rap est aussi énorme en Allemagne, surtout pour les jeunes entre 12 et 15 ans comme le décrit un article de la „ Mitteldeutschen Zeitung“.
On peut constater que le phénomène de commercialisation de rap en Allemagne suit la même logique qu’en France. L’image du rappeur, donc son passé souvent criminel et pauvre, est devenu la base de son succès. Les jeunes veulent écouter le rappeur le plus authentique est crédible et le débat en Allemagne se concentre surtout sur la question du „qui influence qui“, est-ce que ce sont les rappeurs qui influencent la société ou ne sont ils qu’un miroir de celle-ci. Néanmoins cette discussion actuelle le rap allemand a d’autres origines que le rap français. Les premiers rappeurs allemands provenaient plutôt d’un milieu assuré mais transportaient comme leurs voisins français des messages en majorité positivf mais beaucoup moins politiques et critiques de la société. Le rap n’a été fait pour le plaisir que pour la vente ou la critique. Mais la popularité du rap allemand ne commençait qu’en 2004 avec la chanson „Mein Block“ du rappeur SIDO, jeune berlinois provenant d’un milieu social qualifié de difficile et qui est devenu le premier „superstar“ du rap allemand. Les DVDs „ Rap City Berlin I et II“ montrent ensuite pour la première fois cette nouvelle génération des rappeurs allemands provenant pour une grande majorité des quartiers pauvres de Berlin et parlant dans leurs textes de leur environnement dur, de leur manque d’espoir et de leur méfiance dans l’État.
Le rap allemand est donc devenu plus politique dans son histoire mais l’image de l’interprète et son crédibilité sont l’indicateur principale de son succès.
Finalement on peut constater que le rap peut être considéré comme mouvement culturel, n’importe son message. Les adhérents du rap ne se définissent pas seulement avec ce message transmis mais aussi avec l’acteur qui dans le rap joue un plus grand rôle que dans d’autres genres musicaux. Ce dernier fait est aussi la raison pour laquelle les adhérents du rap actuel sont très vite qualifié de „fouteurs de merde“ comme le décrivent les deux auteurs de l’article sur la sociologie du rap. Ce phénomène est pareil en Allemagne et en France ainsi que les images que se donnent les rappeurs eux-mêmes et que leur donne la société.



Sources: http://heimann.antoine.free.fr
http://www.mzweb.de/servlet/ContentServer?pagename=ksta/page&atype=ksArtikel&aid=1127799479300&openMenu=1013016724320&calledPageId=1013016724320&listid=1018881578370
DVD: Rap City Berlin, Mantikor, 2004.
DVD: Rap City Berlin 2, Mantikor, 2008.