mercredi 9 juillet 2008

Une année de présidence: Comment la splendeur du président bling-bling éteint

La célébration de la première année de Nicolas Sarkozy à la tête de la république française s’est passée sous l’ombre de la désillusion générale et d’un flot de critiques. L’amertume du public ne découle pas seulement du style du président mais aussi du grand abîme entre des promesses et des actions.

« La rupture », « le pouvoir d’achat » et « travailler plus pour gagner plus », voilà les slogans avec lesquels la campagne de Sarkozy a brigué les voix électorales en 2007. – Et cela avec succès : 53% ont voté pour l’ancien ministre de l’Intérieur.

Par la suite, Nicolas Sarkozy a exposé son goût du luxe comme sa vie privée – selon la publique il l’a fait trop. Le « casse toi, pauv’con », les vacances sur le yacht, la divorce avec Cecilia et le mariage avec Carla Bruni juste après, ont aidé à lui donner la réputation de président « bling-bling ». Par son hyperactivité médiumnique, il est devenu un président omniprésent. Dans son livre « L’aube le soir ou la nuit », Yasmina Reza, qualifie l’hyperprésident de petit garçon toujours en quête de reconnaissance et de confirmation. Comme beaucoup de Français, elle devait aussi connaître la transformation d’admiration pour ce personnage engagé à un sentiment de désenchantement envers un président qui a du mal à tenir ses promesses.

Par rapport à Eric Besson, il fallait être attentif en ce qui concerne la critique contre la productivité et la qualité de la gouvernance sarkozyienne. Après tout, on a déjà accompli des changements essentiels pour moderniser la France. Premièrement on a renforcé une croissance économique sans oublier la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique. Ensuite, la création d’environ 330 000 emplois en un an a été accomplie, ce qui est un succès indubitable. On investit plus dans la recherche pour que la France soit plus compétitive à l’échelon international et à la fin on s’engage prodigieusement dans la politique internationale. Le gouvernement a normativement contribué à l’adoption du traité de Lisbonne et voulait réunir les pays du Sud par le projet d’Union de la Méditerranée.

Cependant c’est surtout le dernier qui fait lever les bras des autres pays européens. Avec scepticisme ils attendent la présidence française de l’Union européenne qui va commencer en juillet. Mais aussi le peuple français ne peut pas se réjouir des 55 réformes qui ont été engagées au niveau national pendant la dernière année et dont le gouvernement se pavane. Selon les français, les actions gouvernementales n’ont conduit à aucune amélioration dans leurs vies quotidiennes.

En fin de compte, il faut être conscient que toutes les réformes ne peuvent pas encore porter des fruits. Un an est trop court pour mettre en train toutes les réformes nécessaires. Mais ce qui est évident, c’est que les entrées en scène spectaculaires se sont réduites, juste comme la sympathie pour le président s’est basée : quant à un sondage publié par Le Monde, seulement 38 % des français ont de la confiance à Nicolas Sarkozy.

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